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UN HABITAT DU DEBUT DE L'AGE DU FER :
LE VILLAGE FORTIFIE DE L'ESTEY DU LARGE

 

A 1 km en aval de Losa, sur un plateau en bordure de la rivière antique, une double enceinte de pieux de chênes, de pins et un important ouvrage de bois couchés délimitent un vaste espace de près de 3000 m².
La partie haute et plane est délimitée par la courbe de niveau des 14m NGF, soit, actuellement, à 7m de profondeur moyenne. Une pente d'environ 10% permet d'atteindre le lit de la rivière antique en contrebas, à 11m de profondeur.

Face à la rivière, on rencontre une énorme accumulation de troncs. Les sondages ont montré que cet ouvrage de bois se poursuit sur toute la périphérie du site, constituant une assise solide pour les deux rangées de pieux qui marquent le tracé de la double palissade.
Pour disposer ces troncs il a donc fallu réaliser un terrassement très important sur une large couronne elliptique au sommet de cette petite dune. Ces bois, une fois en place, ont été recouverts de débris végétaux et de sable. 

 
Un peuple de pêcheurs  
Trois pirogues découvertes dans l'environnement du site de Put-Blanc situé à 1km en aval, peuvent être associées, chronologiquement, à l'habitat de l'Estey du large.
   
La végétation antique  
Les nombreuses souches rencontrées tant sur le site que sur les pentes en direction de la rivière signalent une importante flore arbustive présente avant la formation du lac. Quelques chênes ont laissé d'imposantes souches sur l'espace limité par l'enceinte. Des souches de pins, mais également les vestiges d'arbustes et de buissons d'espèces de zones humides sont également fréquents.
Chronologie d'occupation
L'absence totale de céramique gallo-romaine montre que l'habitat de l'Estey du large a été abandonné à la fin du dernier siècle avant notre ère.
Les datations des pieux (dendrochronologie) place l'occupation de ce site au II° et I° siècle avant J.C. Elle permettent de penser que le site a alors été recouvert par les eaux, le plan d'eau atteignant la courbe des 14m NGF (à 7m du niveau actuel).
Les études de datations  permettent de placer l'occupation de ce site aux IIème et Ier siècle avant J.C.